Whether he sharpens pencils for 35 hours (Palais de Tokyo, Paris, 2002), creates the structure of production of works in kit IBK (Galerie Jérome de Noirmont, Paris, 2003), seizes the history of workers and activists of the city of Besançon (Center of Contemporary Art, Besançon, 2011), reevaluates the utopias of the Modern Movement (Galerie Jousse Entreprise, Besançon, 2011), Paris, 2014) or deploys a sculptural work marked by an aesthetics of the building site, Benjamin Sabatier repeatedly questions the concept of work, which functions as a yardstick in an approach that seeks above all to place art in a broader socio-economic context.

His artistic vocabulary is composed of raw and accessible materials such as brick, concrete, DIY utensils, cardboard, tape, etc. , which he manipulates within the framework of legible manufacturing processes, eliminating any reference to the heroic gesture of the sculptor in favour of a certain literality in which the functioning of the work is revealed at first glance. This “fulgurance”, which is nonetheless polysemic, makes it easy and possible for everyone to appropriate it.

Between political and formal questionings, rereadings of constructivist principles and Walter Benjamin’s theses, Benjamin Sabatier’s work, by inviting the spectator to become a producer himself, is therefore seen in the light of the alternative and emancipatory theories of Do it Yourself”.

Qu’il taille des crayons pendant 35h (Palais de Tokyo, Paris, 2002), crée la structure de production d’oeuvres en kit IBK (Galerie Jérome de Noirmont, Paris, 2003) s’empare de l’histoire ouvrière et militante de la ville de Besançon (Center d’art Contemporain, Besançon, 2011) , réévalue les utopies du Mouvement moderne (Galerie Jousse Entreprise, Paris, 2014) ou déploie une oeuvre sculpturale marquée par une esthétique du chantier, Benjamin Sabatier interroge de manière récurrente le concept de travail, qui fonctionne comme étalon dans une démarche cherchant avant tout à inscrire l’art dans un contexte socio-économique plus large.

Son vocabulaire artistique se compose de matériaux bruts et accessibles brique, béton, ustensiles de bricolage, carton, scotch, etc. – qu’il manipule dans le cadre de processus de fabrication lisibles, évacuant toute référence au geste héroïque du sculpteur au profit d1une certaine littéralité où se révèle au premier regard le fonctionnement de l’oeuvre. Cette « fulgurance », qui n’en demeure pas moins polysémique, rend ainsi facile et possible son appropriation par tout un chacun.

Entre questionnements politiques et formels, relectures des principes constructivistes et des thèses de Walter Benjamin, le travail de Benjamin Sabatier, en invitant le spectateur à devenir lui-même producteur, s’envisage dès lors à l’aune des théories alternatives et émancipatrices du Do it Yourself.